Séniors à La Rochelle


Les Rochelais aiment leurs aînés !

L’AMOUR, est la première source de toutes les valeurs : Tolérance, Fraternité, et Bienveillance, envers nos séniors. Bien qu’il semblerait que les seniors se sentent physiquement six ans de moins que leur âge civile et, intellectuellement, onze ans de moins. Nous préférons penser, que nos ainés ont besoin de nous, autant que nous nous avons besoin d’eux. Pas seulement en tant que papy ou mamie-sitter ; ou acteur principal de la subsidiarité mais en tant que trésor précieux de bonté que l’on peut perdre facilement. La vieillesse est un bien de civilisation, qui n’a pas de prix.

Sans s’en rendre compte le temps a passé, trop vite, beaucoup trop vite, « pour un vieillard de 80 à 88 ans, le temps ne semble pas plus long que pour un enfant de passer de 10 à 11 ans. En effet dans les deux cas, l’âge a été multiplié par 1,1. Or, c’est ce taux d’augmentation qui est spontanément perçu. Pour tenir compte de cette caractéristique de notre perception, il est préférable de mesurer l’âge par le logarithme du nombre d’années, 1 pour l’enfant de 10 ans, et 2 pour le vieillard de 100 ans. Celui-ci n’est donc que 2 fois plus âgé que celui-là ». 

Albert Jacquard. 

Un senior, dans notre acception, est une personne de plus de 60 ans ou déjà à la retraite.
Il n’est point de solitude plus affreuse que celle d’une personne âgée sans famille et sans accompagnant. L’oubli à domicile ou en maison de retraite dessèche leur cœur bien plus que la maltraitance. C’est la source même de leur tristesse.
Ensemble, nous devons mener une réflexion positive sur le sens de la vieillesse en terme d’acceptation, de spiritualité ou de lâcher-prise que délivre la vulnérabilité du très grand âge, la démence qui surgit parfois et la fin de vie elles-mêmes. La prise de conscience collective nous est nécessaire pour imaginer des réponses politiques adaptées et en adéquation avec les spécificités de nos territoires. À La Rochelle comme dans les autres villes de France, nous allons rencontrer vraisemblablement un accroissement certain de la démographie avec un âge de plus en plus avancé.  Et si nous ne prenons pas garde, de grande différence dans les territoires…

La retraite pose de multiples problèmes pour les concernées. Compte tenu de la menace pesant sur le fonctionnement des régimes par répartition se traduisant en revalorisation insuffisante et en « taux de conversion » bas ne leur permettant pas de percevoir des revenus suffisants. L’augmentation du taux de retraités explique en partie les difficultés de financement ; et le maintien de leur niveau de vie est donc l’une des préoccupations  à laquelle, tous actif doit s’interroger et répondre : « comment faire cotiser de plus en plus longtemps alors qu’on ne permet pas à tous les citoyens de travailler jusqu’à l’âge de la retraite ? ». Le système par répartition est mis à mal, et les perspectives sont celles d’une baisse des prestations versées par les caisses de retraite publiques. Les politiques et les entreprises incitent de plus en plus les citoyens à prévoir un financement complémentaire pour améliorer leur ordinaire. Précisons qu’à La Rochelle, nombreux sont les retraités modestes qui sont déjà contraint à prendre des mini-jobs à temps partiel en CDD pour s’en sortir (veilleurs de nuits, distributeurs de journaux,…). Curieusement peu d’élus rochelais osent aborder ce problème.

Les disparités sociales locales sont croissantes et les risques de pauvretés des séniors de nos quartiers présentent un risque pour l’avenir de la ville. D’ou l’importance d’imaginer de nouvelles dynamiques d’entraide, de solidarité et de faire émerger des solutions aux plus près des besoins des quartiers et communes de la ville. Que ce soit dans le cadre de prestations en maison médicalisé ou en soin à domicile, la CDA et le Département ont à répondre au reste à charge pour les faibles pensions. Les aides publiques ne doivent pas être inférieure aux moyennes de l’ensemble des communes de France. En cas de dépendance, le choix de la personne et de la famille doit être pris en compte. Naturellement le maintient et les soins à domicile restent plus intéressants pour la famille et pour la collectivité. Le coût de prestations est moins cher à domicile qu’en Ehpad. C’est pourquoi MCR, considère qu’il est préférable pour la collectivité d’investir dans le maintient à domicile plus que dans les maison médicalisées privés.

Actuellement dans nos territoires, nombreux sont les Ehpad qui souffrent d’un manque de personnel (ASH, infirmières, aides soignantes et de cadres) pour s’occuper de nos ainés. Il est souvent fait appel aux intérimaires sans formation. Le personnel en exercice est en tension, il réclame de meilleures conditions de travail, une augmentation de salaire légitime, du renfort, de la formation, et de bons cadres d’établissement. Sauf miracle prochain, leurs besoins vont être encore plus nombreux dans les prochaines années. MCR reste attentifs aux promesses du gouvernement à l’égard du personnel d’Ehpad.
Il va de soi, que sans une économie forte dans notre CDA et le maintient de nos talents, nous aurons de plus en plus de mal à amortir dans les décennies à venir les effets du vieillissement qui devrait croitre mécaniquement à cause de la pyramide des âges. Compte tenu de la composition des nouvelles régions de France, nous pouvons également redouter des phénomènes de polarisation (attraction/répulsion) qui peuvent être dommageable aux familles et induire de fortes inégalités entre territoires. Anticiper et se préparer aux différents scénarios possibles, est sagesse.

Les Ehpad du territoire doivent sans exception insister sur les facultés des personnes âgées et non sur leurs déficiences, pour les laisser «faire par eux-mêmes» le plus grand nombre de choses. Dans l’idéal, les établissements doivent s’adapter à la personne et non la personne aux établissements. Naturellement, des moyens supplémentaires doivent être alloués aux Ehpad qui dépendent de la collectivité. Leur sous-effectif nuit non seulement au bien-être de nos ainées fragilisé, mais est aussi une source de coût pour le contribuable. L’indifférence des personnes âgées et du personnel de maisons de retraites est un déshonneur pour les responsables politique du passé et du présent. MCR souhaite agir en faveur du vrai vivre ensemble et non du faux. Pour nous la beauté d’une ville est d’abord de ne pas avoir de personnes âges dans la pauvreté. 

Plus que jamais, notre collectivité doit de se souvenir du contrat social qui la lie à ses anciens. Parce que nous sommes les constructeurs de notre monde et de nos relations ; nous sommes responsables d’eux, comme nous sommes responsables de notre sagesse, de la folie de notre vie ou de notre destinée ! Au nom de nos principes, leur accompagnement reste un devoir à accomplir. 

À nous d’avoir la volonté et l’imagination inclusive, pour réunir les moyens et atteindre de beaux résultats en la faveur de nos anciens. C’est une question de compréhension et de politique. Or comme le disait l’Abbé Pierre :

la politique c’est l’Art de prendre du fric pour le donner à qui. 

Soyons maîtres de nos actes et de nos politiques. Ce que nous faisons pour eux, c’est simplement ce que nous faisons pour nous. Le premier des plaisirs est le devoir d’être utile à ses concitoyens, et de protéger les plus fragiles.