Le Mouvement Citoyen Rochelais entre en lice


ÉLECTIONS MUNICIPALES Jaouad El Marbouh, coprésident du mouvement, indique que le programme participatif citoyen s’élabore                                                     
                                                

Jaouad El Marbouh est le co président du MCR, abrégé du Mouvement Citoyen Rochelais (1). Rochelais, il est aussi coach formateur et entraîneur de karaté. Il insiste que l’enjeu premier du MCR, lancé le 28 septembre 2018, « est un mouvement ouvert et inclusif ». Un docu- ment qui souligne « les valeurs humanistes » précise que le collectif planchesurunprogrammeparticipatif citoyen : 

«solidaire, économique, social, culturel et environnemental (sic) pour un mieux vivre ensemble » Côté positionnement sur la grille politique du jeune mouvement, le co président concède juste que le MCR est « en opposition au néolibéralisme ». À gauche donc, au sens large avec aussi référence à Michel Crépeau. 

Il rassemble «des femmes et des hommes de la société civile, du monde syndical, as- sociatif et / ou politique ».        

Mais pas de dogme, la diversité et la volonté de faire de la politique au- trement en privilégiant l’horizonta- lité avec des modes de gestion en rapport, y compris en amont et en aval des prises de décisions du conseil municipal. « Plus de participa- tion citoyenne. » Ce qui rappelle une partie des revendications des gilets jaunes. « Qu’on change de logique [et non pas de logiciel, NDLR] et qu’on revienne à la population », poursuit Jaouad El Marbouh.

                   

Propositions à venir             

On l’aura compris, ce Mouvement Citoyen Rochelais se met sur le ter- rain des élections municipales de mars 2020. Il promet porter des « propositions innovantes », non encore communiquées. Concernant l’écologie, axe fort du MCR, il est mis en avant « une ville authenti- quement écologique ». Quitte à potentiellement remettre en cause certains. 

Jaouad El Marbouh n’en a cure. « Le MCR souhaite s’inspirer, entre autres, de ce qui se fait à Grenoble et à Barcelone. » Il se dit aussi ouvert à des idées, des projets. Quant à l’éventualité de faire, par exemple, liste commune avec Eu- rope-Écologie-

Les Verts, il ne met pas du tout cela en avant: « On ne sait d’ailleurs pas s’ils présenteront une liste au premier tour ». Le coprésident souhaite aussi « revisiter le triptyque rochelais : université, tourisme, nautisme », entre autres en recentrant l’action municipale sur la population des quartiers d’habitat social. Credo qui pourrait être aussi celui de la France Insoumise, si elle s’avère en capacité de porter une liste en mars 2020. Plus largement, le responsable du MCR souligne : « Si d’autres listes reprennent nos pro- positions, tant mieux ! Nous n’avons pas d’aigreur, ni de vanité ».                   

Enfin, à propos de comment le MCR aborde la question de l’équipe sortante et la possibilité que Jean- François Fountaine, maire, conduise une liste et que le député Olivier Falorni fasse de même, en concurrence ou en franche opposition, le coprésident du MCR, lâche : « On les laisse se débrouiller entre eux. »


Source : Article paru dans Sud-Ouest le 12 février 2019