Gratuité des bus à La Rochelle



Bus Gratuit à La Rochelle, OUI,  mais avec quels moyens ?



1 - Certes l'austérité est une incitation pour les élus, confrontés à la réalité du terrain et aux besoins réels des gens, à repenser totalement l’organisation de leurs services publics. Les ponctions financières qu’implique le recours au secteur privé - pour rémunérer actionnaires, dirigeants, auditeurs, consultants ou avocats – apparaissent de moins en moins acceptables. 


2 - La plupart des secteurs concernés se caractérisent par des situations monopolistiques ou oligopolistiques qui poussent certains décideurs, même dans les rangs des modérés ou des conservateurs, à privilégier l’option de la gestion publique  au nom de la concurrence. 


3 - Enfin, « l’innovation » et « l’efficacité » dont se gargarisent les champions du secteur privé apparaissent de plus en plus pour ce qu’elles sont souvent : une affaire de réduction drastique des coûts et des dépenses, dont souffrent d’abord les employés des services, puis les usagers.
 


 Tout d'abord, parler de la question des transports dans une collectivité est une question globale qui doit prendre en compte l'intégralité des problématiques posées par les choix économiques, sociaux des différents acteurs du territoire concerné.



 A cette fin, envisager une évolution vers la gratuité totale d’accès au réseau RTCR et Yelo-Véolia est un objectif incontournable, la DSP Yelo-véolia devant, dans cet cadre être remise en cause avec réintégration à la régie ;


•  La mise en place de la gratuité des transports en commun vise une politique de développement durable et de rénovation totale du réseau de transport ;
Cette politique va dans le sens de l'histoire et  de la planification écologique qui tend à se développer comme à Dunkerque,  Aubagne, ou en Allemagne qui envisage la 
gratuité des transports en ville ;

•  Une nouvelle étude le confirme : le transport en commun gratuit est l'alternative sociale et écologique de mobilité ;

•  La gratuité ne suffisant pas à rendre un réseau " attractif ", sa conception doit être repensée en étroite concertation avec les usagers pour améliorer et diversifier l’offre (dessertes, lignes supplémentaires, cadencement, fréquence...) ;

Une telle politique nécessite :
•  de mettre des moyens, elle ne peut se faire à budget constant ;

•  de redéfinir, en concertation avec les rochelais un plan de déplacement global...  en  commençant par renforcer l'offre sur les lignes les plus délaissées ;

•  d'améliorer et poursuivre la création des voies dédiées aux modes de déplacements actifs          (personnes à mobilité réduite, piétons, cyclistes, rollers, skates...)...


Ce n'est pas la voie choisie par La Rochelle et la CDA qui poursuivent leur politique par nouvelles routes, nouveaux aménagements... et toujours pas de gratuité des transports urbains, de développement global du réseau et toujours pas de réelle association des rochelais aux décisions (après avoir construit la maison, on leur demande la couleur des volets).

ALORS, LA GRATUITÉ POSSIBLE OU PAS SUR LA ROCHELLE ET SA CDA ?

Partons d'un constat : le budget transport de la CDA, c'est 30 millions euros pour seulement 10% d'utilisateurs

Sur la question du financement, tout doit être mis sur la table :
Tout d'abord une question : Combien coûte la route au contribuable ? Selon 
Routes de France , (l’organisation professionnelle des constructeurs de routes, anciennement appelée Union des syndicats de l’industrie routière française), « les dépenses des administrations pour la route » atteignent un montant comparable au coût de la SNCF, 15.2 milliards d'euros par an, dont 12.9 milliards pour les collectivités locales auquel s'ajoute de nombreuses dépenses annexes.

• En ce qui concerne les transports urbains, il convient de souligner que les recettes tarifaires ne constituent en moyenne que 20% des besoins 
en matière de financement des transports publics,  19% à La Rochelle en 2013, combien aujourd'hui : 20% selon certaines sources (soit soit 6 millions d'€).

 QUELLES MESURES ENVISAGER SUR LA ROCHELLE ET SA CDA POUR FINANCER LA GRATUITÉ ?
• augmentation du " versement transport " (VT) de 
1,7% en application des possibilités réglementaires ;

• le report modal permet de réduire les coûts des dépenses de voiries (actuellement l’automobile en milieu urbain mobilise 80 à 90% des budgets publics consacrés aux déplacements) ;

• économies liées à l'abandon du diesel pour le méthane dans le choix des véhicules (comme à Oslo ou Stockolm ) ;

• économie liée au coût de la DSP à Veolia Transport Transdev (suite au retour en régie publique) ;

• économie liée au coût de la production, du contrôle, de la gestion des titres de transport ;

• action politique et citoyenne sur le montant de la DGF (dotation globale de fonctionnement), le remboursement par l'État des sommes dues ;

• répartition de nouvelles recettes fiscales (suppression de la zone franche ) ;

• taxation des parkings des hypermarchés pour limiter le développement des grandes surfaces. 

Une telle taxe, assise sur les surfaces de stationnements des entreprises tertiaires et des commerces de plus de 2 500 m², n’est pas une utopie. Elle existe déjà en Ile-de-France et contribue à financer les transports publics. 

En savoir +  : les parkings des hypermarchés pour limiter le développement des grandes surfaces. Une telle taxe, assise sur les surfaces de stationnements des entreprises tertiaires et des commerces de plus de 2 500 m², n’est pas une utopie. Elle existe déjà en Ile-de-France et contribue à financer les transports publics ;

• affectation au " budget gratuité " des économies réalisée avec l'acquisition par la ville ou la CDA de ses abris bus au lieu de les louer à Decaux (info du 10/11/2019 : l'achat par CDA de ses abris permet de gagner 500 000€ par an, alors qu'avant la CDA payait 450 000€... économie totale 950 000€ par an) ; 

• d'autres ressources sont possibles par des économies à dégager, par exemple en lançant un débat public sur le non subventionnement public direct ou indirect de l’aérien qui ne bénéficie qu'a une infime partie de la population (aéroport La Rochelle / Ré / 171 000 € en 2013, combien en 2019 ?)

Etc,...


Tout est possible quand on en a la volonté politique... et nous l'avons !
 La défense de l'intérêt général, de notre environnement... nécessite de faire des choix.... nous œuvrerons pour qu'ils soient faits.


•  Nos propositions ne visent qu’une chose : Améliorer notre quotidien !

•  Faites-nous part de vos idées, rejoignez-nous et gagnons la ville ensemble.