Et si on parlait santé publique : défense de l'hôpital de La Rochelle et mise en oeuvre d'une médecine de proximité



La loi HPST dite " loi Bachelot de 2009 " a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Établissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise. Pour être rentable l’hôpital est mis en obligation de sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides-soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.


Les  conséquences ne se sont pas faites attendre : la France  est  caractéri-sée par des inégalités sociales de santé parmi les plus hautes en  Europe  (six années  d’écart  d’espérance  de  vie  entre  un  ouvrier et un cadre). Notre taux de mortalité prématurée est très élevé. L’espérance de vie en bonne santé diminue depuis 2006. Les cancers environnementaux se multiplient et le taux de renoncement aux soins pour raisons financières est en aug-mentation constante.


La politique menée par le gouvernement Macron ne fait qu’amplifier le phénomène via une politique drastique d'austérité budgétaire qui se traduit par une mobilisation justifiée et sans précédent des personnels de santé.


Le projet de déplacement de l'hôpital de La Rochelle à l'actuel parc des expositions s'inscrit dans ce cadre.


IL EST ENCORE TEMPS DE DIRE NON AU DÉPLACEMENT DE L’HÔPITAL DE LA ROCHELLE

Et en la matière, " Oui à La Rochelle Unie ! " est totalement opposée au transfert de l'hôpital de La Rochelle au Parc des expositions décidé par J.F. Fountaine et l'ARS (Agence Régionale de Santé) ou dans un autre lieu, pour ce qui n'est en vérité qu'une opération visant à permettre une suppression de lits et une opération spéculative immobilière " ... De toute façon, on aura moins de lits... le déménagement de l’hôpital offrira de fait à l’hypercentre de La Rochelle une nouvelle réserve foncière [dixit Pierre Thépot directeur de l’hôpital] " soutenue par la majorité municipale en place.


Globalement, quelles réponses apporter aux attentes des personnels et des usagers 


D'ABORD, ARRÊTER DE DEMANDER DES ÉCONOMIES A L’HÔPITAL PUBLIC

En 2018 par exemple, il a demandé de réaliser une économie de 960 millions pour faire en sorte de compenser la hausse des dépenses. Cette même année, pour la première fois, on a assisté à une baisse de l’activité et on en a profité pour diminuer le tarif des actes médicaux de 0,5% alors que, déjà en 2017, on avait baissé ce prix de 0,9%. Cette logique est contradictoire. D'un côté, le ministère de la Santé organise une baisse des tarifs de remboursements en le justifiant, de l'autre, par la promesse d’une augmentation de la médecine ambulatoire (c'est-à-dire de la prise en charge médicale d'un patient sans hospitalisation ou pour quelques heures). En définitive, vous avez des tarifs qui continuent de baisser, et de l’autre des volumes de soin qui s’écroulent

➡️  Pour ceux que cela intéresse lire : Retour sur la genèse d’une dynamique budgétaire aux conséquences néfastes ;


ENSUITE, IL CONVIENT DE CHANGER LE MODE DE GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE DE L’HÔPITAL

Arrêtons de considérer l’hôpital comme une entreprise. Cessons de gouverner avec des chiffres, l'austérité budgétaire ne peut pas être un critère de gestion en matière de santé publique ;


ENFIN, " OUI, à La Rochelle UNIE ! " S'ENGAGE À AVOIR UNE VRAIE POLITIQUE TERRITORIALE, FACILITER L’ACCÈS AUX SOINS, DÉVELOPPER LA PRÉVENTION...

• en soutenant les associations de riverains qui exercent une action de " droit d'alerte " en matière de santé publique, comme c'est le cas notamment à St-Rogatien et Périgny ;

à l'échelle de la CDA, inclure l'hôpital dans la problématique des déserts médicaux , arrêter cette folie de la chirurgie ambulatoire, ne n’est pas adapté à tous les soins et ne correspond pas aux patients qui ont besoin d’un véritable accompagnement ;

sur La Rochelle, ouvrir l'hôpital sur la vie des quartiers par le développement de centres de santé locaux pluri-profession-nels, dotés de personnels salariés, à tiers payant intégral, sans dépassement d'honoraires, et accessibles aux personnes précaires ;

• répondre aux besoins de médecins en aidant à l'installation de jeunes médecins là ou les besoins sont récurrents (aide matérielle et/ou financière contractualisées) ; 

créer une mutuelle municipale pour les personnes résidant ou travaillant sur le territoire de la commune ;

créer des centres de planning familial dans les quartiers ;

• mettre en place, là ou cela n'existe pas, de campagnes de prévention contre les risques (lutte contre les IST, VIH, perte de consentement…) et mettre à disposition de matériel stérilisé afin de réduire les risques d’infection ;

• élaborer un programme de logements passerelle et inclusif ciblé pour les personnes en souffrance psychique ;

soutenir les initiatives associatives pour les plus démunis, ceux qui n'ont aucune couverture sociale et pas d'argent pour payer par exemple des soins bucco-dentaires, même pas la CMU...


L’hôpital public est notre hôpital, nous vous proposons de le défendre ENSEMBLE !


- parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun ;
- parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain ;
- parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA  aujourd'hui au coronavirus et qui pourra faire face à une pandémie grippale ;
- parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie ;
en définitive, défendons-le parce que les autres pays nous l’envient.



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