Et si on parlait gratuités : eau, transport en commun, services funéraires...



Pour " OUI, à La Rochelle Unie ! ", le principe de gratuités doit être à l'honneur dans les programmes de ceux qui s'annonceront être au service des citoyens pour les élections municipales de 2020, et pas pour réalisé un effet d’annonce ou un hypothétique essai.


Les enjeux sont grands !


Mécaniquement cette gratuité là chasse la finance et la marchandisation… pour un coût total moindre et une meilleure efficience, et ce dans tous les domaines :
• l’eau potable (sur la Régie publique de La Rochelle pour commencer) avec le raccordement gratuit pour la résidence principale, la gratuité des 1er m³ (lire ici) ;
• les transports urbains publics (lire ici) :
• et…. y compris les services funéraires....


Vu, ces enjeux et il n'est pas surprenant que sous un même mot cohabitent des projets tout à fait divergents.
Dans un monde en passe de devenir intégralement marchandise, la notion de gratuité bouscule l’idée qu’il faudrait tout mériter à la mesure de l’encours de son compte en banque, et qu’il serait donc possible et juste d’être privé de biens et de services pourtant essentiels.


PROPOSER DES GRATUITES C'EST POUR " OUI, A LA ROCHELLE UNIE ! " :
• affirmer qu’il existe des biens communs et que chaque être humain a un droit inconditionnel à en « vivre » sa part ;
rendre effectif ce droit, quasi instantanément, sans attendre l’objectif louable, mais toujours remis aux « lendemains qui chantent », de l’amélioration des revenus et du travail pour tous.


Il n’est pas question de nier les coûts, mais il s’agit simplement de socialiser une dépense qui mérite de l’être par son caractère vital, comme les premiers mètres cubes d’eau par exemple, ou par ses conséquences sur l’égale efficience en terme de vie sociale, culturelle et professionnelle pour chacun, c’est le cas des transports en commun.

A ce stade de la réflexion survient alors immanquablement le contre feu de la conditionnalité : « Oui, bien sûr, mais sous conditions de ressources, seulement pour les plus pauvres d’entre nous ».


Ainsi une dimension pourtant essentielle de la gratuité passe à la trappe :
pour le comprendre considérons donc une expérience grandeur nature menée dans notre pays depuis des années : l’ex CMU, Couverture Maladie Universelle, (remplacée, ainsi que l’ACS [aide au paiement d'une complémentaire santé], depuis le 1er novembre 2019, par la Complémentaire Santé Solidaire) qui permet, sous la condition de très faibles ressources, de ne pas avancer d’argent pour se soigner et ceci sans avoir à payer une mutuelle santé.

ce système est essentiel pour garantir la santé d’une part malheureusement grandissante de la population, qui comprend d’ailleurs de plus en plus de travailleurs pauvres. Mais il focalise également les ressentiments de nombreux autres citoyens, qui peinent à assurer les dépenses courantes et qui sacrifient l’adhésion à une mutuelle santé, et renoncent parfois à des soins médicaux.

Il est dés lors évident que cette gratuité sous conditions de ressources est une machine infernale, et nombre d’entre nous en sont quotidiennement le témoin dans leur travail, et comme sans doute beaucoup d’entre-vous dans les propos entendus de-ci de-là : elle fabrique chaque jour du ressentiment entre les «sacrifiés» et les «assistés». Et ceci se vérifiera dans bien d’autres domaines.


PRENONS L'EXEMPLE DE LA GRATUITÉ DES SERVICES FUNÉRAIRES  [extrait de Gratuité versus capitalisme de Paul Ariès]
La gratuité des services funéraires renoue avec la longue tradition conduisant à ne plus concevoir la mort comme une affaire strictement privée mais également comme une affaire publique. Peut-être ne refoulerait-on plus alors les inégalités sociales devant la mort dont notre pays reste scandaleusement champion ? Peut-être parviendrait-t-on mieux à construire un récit collectif autour de la mort, donc finalement de la vie ? Le cimetière est, certes, un lieu de paix et de communion entre les morts et les vivants mais il fut d’abord dans l’histoire un lieu de ségrégation et de violence.


🛑 Sur La Rochelle, le service public à cédé la place, en 2011, à une SPL (Société Publique Locale voie d’entrée vers la privatisation), et en la matière, la seule solution politique qui s'impose, c'est un retour en régie publique en préalable à la gratuité.


AUJOURD'HUI, OUI, A LA ROCHELLE UNIE ! " OSE AFFIRMER QUE :
• La gratuité des services funéraires, c’est bon socialement !
• La gratuité des services funéraires c’est bon écologiquement !
• La gratuité des services funéraires c’est bon politiquement !
• La gratuité des services funéraires c’est bon pour la laïcité !
• La gratuité des services funéraires c’est bon anthropologiquement...


A signaler que la gratuité des services funéraires n’a strictement rien de commun avec ces enterrements à bas coût dont certains marchands se sont faits une spécialité commerciale.
(Pour en savoir plus sur les enjeux de la gratuité des services funéraires).


Pour " OUI, à La Rochelle Unie ! ", la gratuité accompagne le choix de la qualité des services rendus.
Ainsi la commune de Mouans-Sartoux propose gratuitement chambre funéraire et cérémonie des obsèques, avec de nombreux services d’accompagnements tant sociaux que psychologiques, avec, à disposition, des modèles de faire-part électronique, un registre des condoléances interactif, des services d’information juridiques valables six mois, un conducteur de livret de cérémonie de crémation, des signets de souvenir remis à la fin de la cérémonie, un registre des signature, des lettres-types administratives, la possibilité de se faire accompagner par une association (groupe de paroles).


EN CONCLUSION :
La gratuité, pour peu qu’elle soit inconditionnelle, bien ciblée, et limitée pour ne pas induire des gaspillages de ressources naturelles, (par exemple en facturant puis en renchérissant [tarification progressive] les mètres cubes d’eau au delà d’une consommation jugée raisonnable), est donc un moyen de mettre en pratique l’égalité concrète entre citoyens dans la vie quotidienne.


Voilà pourquoi, le développement de gratuités (eau, transport, services funéraires, cantines scolaires), est un des éléments que " OUI, à La Rochelle Unie ! " invite nos concitoyens à soutenir et mettra en oeuvre quand nous serons aux affaires.


Nos propositions ne visent qu’une chose : Améliorer notre quotidien !

• Faites-nous part de vos idées, rejoignez-nous et gagnons la ville ensemble.